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Black Eyed Peas aux Fins : le NG2 peut-être victime d’une escroquerie d’après Polydor Universal (France 2)

Mise à jour vendredi 8 juillet à 20h30 : la venue de 3 membres des Black Eyed Peas aux Fins ne se fera pas…
Voir le communiqué du NG2 en fin de billet.
Ce qui suit a été publié avant de connaître cette fin du rêve des Fins défunt…


Et encore un rebondissement et des doutes dans l’affaire des « Black Eyed Peas chez les Doubistes« .

Au début, tout le monde à douté – et moi le premier – face à l’énormité de l’annonce de la venue du groupe à la discothèque NG2 des Fins prévue pour un DG set ce samedi 9 juillet. La nouvelle était confirmée dès le lendemain par, Jean-Michel Leluc, le co-gérant à divers titres de la presse régionale malgré un démenti de la société chargée de gérer la tournée internationale du groupe.

Puis les médias nationaux écrits, en lignes, radio et tv se sont emballés et l’événement a commencé à buzzer, buzzer

Ce vendredi 8 juillet, sur France 2, le journal télévisé de 13h consacre un reportage à cet événement et diffuse un communiqué de Polydor Universal la maison de disque des Black Eyed Peas – qui dément la venue du groupe aux Fins. Allant jusqu’à évoquer l’hypothèse que le NG2 soit victime d’une escroquerie.

Réponse de Jean-Michel Leluc (le co-gérant du NG2) au reporter de France 2 :

[quote] On verra demain soir. Nous en tout cas on n’a pas fait un coup de pub. On a des contrats en bonne et due forme, on a versé de l’argent. [/quote]

Coup de pub, espérons-le en effet. Quant au coup de com’ espéré il semble parfaitement réussi. A moins que tout cela finisse en « eau de boudin », ce qui serait au final un « bad buzz » catastrophique pour la discothèque, pour les Fins et pour tous ceux qui ont déboursé le prix du précieux sésame supposé leur permettre d’approcher le groupe.

On dit que dans le monde de la nuit, des stars internationales cachetonnent souvent dans la plus grande discrétion sans que leur label en soit informé. Souhaitons que ce soit le cas ici.

Il faudra attendre samedi soir pour en avoir la certitude.

Le reportage de France 2

Extrait du JT de 13h de France 2 du vendredi 8 juillet 2011


Mise à jour le vendredi 8 juillet à 15h15

[quote]Je n’ai absolument rien à dire. Je maintiens. J’ai eu l’agence ce matin, qui m’a confirmé leur venue. J’ai leur billet d’avion, je sais à quelle heure ils arrivent.[/quote]

J’ai posté ce commentaire à 14h47. Le lien pointe vers la vidéo du reportage de France 2.
A 15h10, j’ai constaté que mon commentaire avait été effacé.

Pourquoi ne pas y avoir répondu ? Pourquoi l’avoir censuré ? Mieux vaudrait utiliser cette page pour réaffirmer la venue du groupe si elle est certaine puisque parmi les « fans » de la page, certains ont sans doute vu le reportage de France 2.

Avant / après :

Vers 16h30, Polydor France a posté ce message sur Twitter depuis son compte officiel.

  • 17h07 : le site du Nouvel Obs émet lui aussi de gros doute sur cet événement.
  • 17h40 : le site du NG2 accessible à cette adresse : http://www.leng2.com/ n’est plus du tout accessible ! Le site semble tout simplement supprimé !

  • Le gérant du Cesar Palace de Grenay, en Isère, qui devait lui aussi accueillir les Black Eyed Peas pour un DJ set ce dimanche 10 juillet s’inquiète (Est Républicain)
  • 17h50 : Polydor France répond à une question que je leur ai posée sur Twitter et affirme qu’il s’agit d’une arnaque !!!

  • En début de soirée, le site de soirée, le site Web du NG2 est de retour mais cette fois, en lieu et place de l’annonce de la venue des Black Eyes Peas, on trouve un communiqué.
Communiqué de la direction du complexe de nuit NG2

Nous sommes au regret de vous annoncer que nous ne pourrons pas assurer la soirée « Dj Set by Will.I.Am, APL.DE.AP et Taboo » samedi 9 Juillet comme initialement prévu.

Suite au déchaînement médiatique provoqué par l’annonce mercredi matin de cette soirée et face au scepticisme montant depuis 48h, nous avons été très surpris. La tromperie a réellement éclaté cet après-midi quant à la vente de la prestation des artistes et nous sommes finalement entrés en contact avec le VRAI manager des Black Eyed Peas.

Celui-ci nous a confirmé la venue de APL.DE.AP pour un DJ Set exceptionnel de 2 heures. Nous communiquerons à la fin de ce week-end pour que la vérité soit établie ; sachez que le NG2 n’est en aucun cas responsable de ce couac.

La direction du NG2 a pris l’initiative de rembourser intégralement ce jour les places déjà vendues pour la soirée du samedi 9 juillet. (Billetterie en ligne Moxity : « Nous avons coupé les ventes et débuté les remboursements… »)

Nous sommes profondément désolés de ne pouvoir combler totalement les fans et nos clients, nous vous assurons tout de même que APL.DE.AP saura mettre une superbe ambiance samedi soir au NG2.

  • Fin de l’histoire. Etonnant tout de même que la direction parle de déchaînement médiatique après avoir recherché le coup de com’ (rappel de l’interview audio sur Virgin radio :
  • Que certains aient douté dès le début, notamment sur Twitter et sur ce blog, cela n’avait rien d’étonnant tant le décalage semblait énorme entre le groupe d’envergure mondiale et le lieu : une discothèque du Haut-Doubs. Au final, le doute était donc justifié. C’est dommage pour tous les déçus et quel énorme « bad buzz » pour la discothèque et pour les Fins !

  • Dernier ajout et pour mémoire : le NG2 semble nettoyer régulièrement son mur Facebook des commentaires dérangeant.
    J’en ai fait l’expérience cet après-midi lorsque j’ai tenté d’avoir leur réaction et d’avertir d’un doute suite au reportage de France 2.
    En début de soirée, lorsque la rumeur a commencé à courir d’une annulation, beaucoup de commentaires négatifs ont été postés. Ce soir, tous ont disparu.
  • Voici pour mémoire, le message du NG2 annonçant l’imminence d’une annonce et les commentaires qui ont suivi.
    A cette heure, il n’en reste plus rien et tout va bien sur le mur Facebook du NG2. Les clients sont des clients heureux. Certains grognent contre les vilains qui ont osé critiqué.
    Visiblement, on sait garder la tête froide au NG2 en pareilles circonstances. Étonnant non ?


  • Finalement, seul APL.DE.AP est venu aux Fins… à 2h30 du matin !
    Voici le reportage du France 3.

France 3 Franche-Comté – le 12/13 du dimanche 10 juillet 2011 à lire et à visionner sur cette page.

  • Suite à la conférence de presse tenue ce dimanche 11 juillet par les responsables du NG2, le site Macommune.info rapporte que M.Leduc aurait déploré la couverture que les médias ont fait de cet événement. D’après lui, ces derniers auraient abusé de l’association entre les stars internationales et la discothèque au milieu des vaches et des forêts.

[quote] Je présume que l’image négative donnée aux Fins ces derniers jours a joué dans le fait que les trois membres des Black Eyed Peas ne sont pas venus.[/quote]
Étonnante réaction quand on sait que le buzze tenait justement dans le décalage et que la porte était grande ouverte aux médias jusqu’à ce que les premiers doutes s’installent.
On dirait qu’on a besoin de désigner des boucs émissaires pour assumer le bad buzz…

Les Black Eyed Peas aux Fins dans le Doubs : le reportage de France 3

Mise à jour : pensez à lire également ce billet publié le vendredi 8 juillet : Black Eyed Peas aux Fins : le NG2 peut-être victime d’une escroquerie d’après Polydor Universal (France 2)


Les Black Eyed Peas aux Fins, c’est ce week-end. Enfin plus précisément, 3 membres du groupe mais sans la chanteuse Fergie pour un DJ set de 2 heures au NG2 – la discothèque locale. J’en ai déjà parlé dans ce billet dès l’annonce faite sur le Web.

Depuis l’info buzze sur le Web et les médias nationaux s’y intéressent tour à tour. L’AFP en a d’ailleurs fait une dépêche

Jean-Michel Leluc, co-gérant de la discothèque répond à toutes les interviews. Le joli coup de com’ sur lequel il misait semble réussi et tant mieux pour lui puisque Voici rapporte qu’il aurait « souscrit un crédit auprès d’une banque pour financer l’opération« . Le titre de l’article de Voici valant d’ailleurs le détour : Fins, the place to be

Bref, aux Fins on attend plus que CNN !

Le NG2 aux Fins lorsqu'il se nommait encore le MC2 (source Google Street View)

France 3 Franche-Comté a consacré ce jeudi 7 juillet un reportage à l’événement… on y découvre la discothèque, son gérant, des habitants du village et… pour le cas où vous ne l’auriez jamais entendu : l’accent du Haut-Doubs !

Si si écoutez bien, ça vaut le détour.

France 3 Franche-Comté – 19/20 du jeudi 7 juillet 2011 à retrouver ici.

Mise à jour : pensez à lire également ce billet publié le vendredi 8 juillet : Black Eyed Peas aux Fins : le NG2 peut-être victime d’une escroquerie d’après Polydor Universal (France 2)

ÉNORME ! Les Black Eyed Peas dans le Haut-Doubs le 9 juillet !

Mise à jour : pensez à lire également ce billet publié le vendredi 8 juillet : Black Eyed Peas aux Fins : le NG2 peut-être victime d’une escroquerie d’après Polydor Universal (France 2)


The Black Eyed Peas, pour ceux qui vivraient en ermites depuis trop longtemps, est tout simplement l’un des plus gros groupes du moment au niveau international. Ils sont « classés » hip-hop et mêlent des rythmes electro, dance, house, R’n’B contemporain, soul, funk, latino et jazz.

En 2010, ils ont vendu la bagatelle de 35 millions d’albums et 21 millions de singles… (source Wikipedia).

Bref, l’incroyable nouvelle est que trois des quatre membre de Black Eyed Peas sont annoncés pour un DJ SET exclusif le samedi 9 juillet prochain… dans le Haut-Doubs, aux Fins, à la discothèque le NG2.
Si si… vous avez bien lu. Et cela entre un concert à Dublin le 8 juillet et un autre à Madrid le 14 juillet…
Pour info, le groupe a occupé le Stade de France durant trois soirées les 22, 24 et 25 juin derniers…

Les billets sont en vente en ligne de 56 à 63 euros.

Personnellement, cette annonce me laisse très dubitatif. Un peu comme si l’on nous annonçait la venue de Lady Gaga aux Tonnelles à Besançon, voyez-vous.
D’ailleurs, sur la page Facebook des Black Eyed Peas, on ne trouve aucune mention de ce DJ Set.

L’annonce audio que le NG2 en fait est pour le moins hallucinante. La discothèque tiendrait là un événement incroyable et nous en offre une annonce audio façon « Émile et Images en récital au Macumba »…

Je taquine mais au fond je suis admiratif qu’une boîte des Fins parviennent à organiser un tel coup. Ils vont faire le buzz c’est certain !

Attention tout de même, c’est à un DJ set qu’il faut s’attendre : un DJ qui passe des disques et quel que soit son talent, il ne s’agira pas d’un « concert » des Black Eyed Peas. Vous êtes prévenus.

D’autant que le site Staragora.com rapporte un aftershow qui s’était tenu au V.I.P Room à Paris le jeudi 20 mai 2010… et qui avait déçu l’auditoire.


nom
Donc méfiance… en l’absence de plus de précision sur cet événement a priori incroyable.

Mise à jour le 6 juillet à 12h30

Suite à la publication de ce billet, j’ai reçu un message d’un responsable du NG2 qui confirme l’information. Ce n’est donc pas un fake !
Voir également le commentaire posté par Fabrice, l’un des DJs résident du NG2, qui apporte des précisions et répond au billet.  Le voici :

Bonjour,
Je suis Fabrice, l’un des DJs résident du Complexe de nuit NG2.
Je suis pour le moins surpris de votre billet concernant le booking des Black Eyed Peas dans notre établissement ce samedi 9 juillet.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, je peux vous certifier que tout est véridique et que les superstars américaines seront bien présentes dans notre département.
Le NG2 a déjà créé une grande surprise en accueillant à la fin de l’hiver le duo hardstyle n°1 au monde D-Block & S-te-Fan pour leur tour du monde, nous enfonçons le clou cette fois-ci avec les Black Eyed Peas.
Leur Facebook perso est uniquement réservé pour leurs concerts, vous ne trouverez pas d’informations quant à leur DJ set. Je vous rappelle ou vous informe qu’à l’origine Will.I.Am est un DJ talentueux et il aura l’occasion de faire vibrer le NG2 avec ses amis APL.DE.AP et Taboo.
Enfin, le spot publicitaire est on ne peut plus sobre ; nous annonçons la venue exceptionnelle des 3 membres de Black Eyed Peas au NG2. Je pense que vous serez d’accord avec nous pour affirmer le caractère exceptionnel de cet évènement…
Je vous demande donc de lever le doute sur vos affirmations dans votre billet, et de bien confirmer la venue des Black Eyed Peas samedi 9 juillet au NG2.
Les préventes sont d’ores et déjà ouvertes, comme vous l’avez constaté.
Cordialement,
Fabrice
Complexe de nuit NG2

Autres informations dans la presse en ligne

  • Le Pays a mené l’enquête : le producteur de la tournée conteste la possibilité que les Black Eyed Peas soient présents aux Fins ce samedi soir ; mais Jean-Michel Leluc co-gérant du NG2 affirme que si. Le contrat est signé !
  • Macommune.info diffuse l’interview de Jean-Michel Leluc, co-gérant du NG2 réalisée par Virgin Radio. On y apprend beaucoup de détails intéressants sur l’organisation de cet événement.
  • France 3 Franche-Comté : Black Eyed Peas aux Fins !

Ce sera là : au milieu des champs et des bois… ils sont trop forts dans le Haut-Doubs !

Black Eyed Peas – Rock That Body

Sur le Web

L’École… on en parle à la Gare d’eau : vidéos et photos de la soirée

Ce mardi 28 juin 2011, le « Collectif des parents et enseignants en colère de Besançon et ses environs » organisait une soirée d’échange sur le thème de l’École au Parc de la Gare d’eau.

Le collectif avait invité l’ensemble des élus du Doubs à y participer. Voici un extrait de l’invitation adressée aux Députés et Sénateurs du Doubs, aux Maires et élus locaux ainsi qu’aux Présidents d’associations d’élus :

Texte du courrier invitant les élus (PDF)

Nous souhaitons que les inquiétudes et les revendications soient relayées par les élus, notamment les représentants nationaux, à la hauteur de l’enjeu que cette question de l’éducation représente. Le collectif considère en effet que la cause de l’éducation doit redevenir une priorité nationale, un investissement à long terme dans l’avenir et non faire les frais d’une politique uniquement comptable et budgétaire avec une vision à court terme.
C’est pourquoi, nous invitons les élus à venir à notre rencontre lors de cette soirée et proposons de leur réserver un temps d’expression en les invitant à prendre chacun la parole quelques minutes pour exprimer leur position, informer les parents et enseignants sur les initiatives qu’ils ont pris dernièrement pour alerter sur les conséquences des suppressions de postes et les actions qu’ils comptent mettrent en oeuvre à la rentrée pour revenir sur ces décisions.
L’invitation est lancée à l’ensemble des députés et sénateurs du Doubs, aux élus locaux ayant manifesté précédemment leur soutien ou reçu le collectif, aux deux associations des maires ayant pris des positions relatives à la politique actuelle. (…)

Seuls les élus de gauche ont répondu présents, les autres élus et notamment ceux de l’UMP s’étant excusés. Lire ici les réponses des élus.

Quelques photos prises « autour de cette soirée »


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Sur le Web

Propos racistes lors d’une réunion UMP à Besançon : Jeannette Bougrab donne une version différente

Ce mercredi 1er juin, Jeannette Bougrab était l’invitée de Pascale Clark dans le 7/9 de France Inter.

Jeannette Bougrab est Secrétaire d’État à la Jeunesse et à la Vie associative dans l’actuel Gouvernement.

Le 14 mai 2011, Mme Bougrab était présente à une formation de cadres et de militants UMP qui se déroulait à Besançon.
Cette réunion entre UMP aurait pu passer inaperçue sans le dérapage verbal à teneur raciste d’un militant présent.

Rappel des faits

Ce dernier avait lancé : « Y’en a marre des bougnoules ! » entraînant la départ précipité de la ministre.

Les détails à lire ici avec les premiers témoignages collectés quelques heures après la réunion.
Voilà en tout cas l’information qui avait « fuité » quelques heures après cette réunion.

Il s’en était suivi un début de buzz qui aurait sans doute été bien plus amplifié si dans la nuit suivante, l’affaire DSK n’avait éclaté…

Les suites ont donc été essentiellement locales. Pourtant des contradictions sont apparues dès le début entre les versions présentées :

  • Dans l’article originel de Macommune.info qui révéla l’affaire, nous apprenions que « Un bon tiers des quelque 150 participants à la formation aurait alors pris position en faveur du militant, ce qui a entrainé le départ précipité de la secrétaire d’Etat (…)« 
  • Très vite, la thèse du soutien d’une partie de la salle en faveur du militant fut contestée par des personnes présentes à la réunion et notamment par Jean-Marie Binetruy – député du Jura – qui affirmait au Figaro le soir-même avoir condamné ces propos « inacceptables » et « odieux » et que la salle où étaient rassemblées environ 150 personnes, « a tout de suite soutenu la ministre ».
    Les témoignages de deux conseillers municipaux UMP de Besançon, recueillis sur Facebook, allaient d’ailleurs dans ce sens.
  • D’après Jean-Marie Binétruy, député UMP du Doubs, les propos de ce militant «très âgé» avaient été tenus après la remarque d’un autre participant déplorant la «construction d’une mosquée à Strasbourg alors qu’il n’y a pas de crédits pour rénover la cathédrale».
    Cela m’a été confirmé par des militants présents. La remarque sur la cathédrale et la mosquée venait d’un jeune populaire du Doubs.
  • Le 20 mai était diffusée dans la presse la lettre dans laquelle le militant présentait ses excuses à Mme Bougrab.
    Notons qu’au passage, les propos racistes avaient glissé de « Y’en a marre des bougnoules ! » à « De l’argent, y’en a que pour les bougnoules ».
    Nuance…

Jeannette Bougrab ne s’était pas encore exprimée publiquement sur cette affaire.
C’est désormais chose faite et voici ce qu’elle en a dit au micro de Pascale Clark sur France Inter :

Retranscription de cet échange

J.Bougrab – Généralement, je dis toujours ce que je pense (…) mais je conçois les limites de dire ce que l’on pense.

P.Clark – Pourquoi les limites ?

J.Bougrab – Parce que quand vous avez en face de vous des gens qui sont pas très intelligents. Parce que pour dire de tels propos, il faut fondamentalement pas être très fins. C’est quand même très difficile de leur faire comprendre quand vous entendez des mots d’une violence sans nom, c’est à dire quand on vous dit…

P.Clark – Par exemple dans une réunion UMP à Besançon ?

J.Bougrab – Bah oui, c’est à dire que « Y’en a marre des bougnoules », c’est sûr que… j’ai pas… Le fait de m’être levée, d’avoir demandé à plusieurs reprises que… ce n’était pas acceptable. Moi je me suis levée… C’était naturel ! C’est à dire qu’à un moment vous vous levez. Vous n’acceptez plus voilà.

P.Clark – Et vous partez ?
J.Bougrab – Oui parce que si vous sentez que… bon… que vous avez peu de possibilités de…
P.Clark – On ne peut pas affronter ça ? Faut partir ?
J.Bougrab – La manière dont était conçue la salle, je ne vois ce que… un moment… C’était une samedi matin. J’étais venue de Paris à Besançon pour faire une formation. D’entendre à plusieurs reprises « Y’en a marre des bougnoules », j’ai mes limites aussi.

Qu’apprenons-nous de nouveau sur « l’affaire Bougrab » ?

La version de la ministre ne coïncide pas avec celle développée aussitôt après les faits par les responsables de l’UMP locale et selon laquelle les propos du militant avait été uniques et isolés.
Notons en effet que Mme Bougrab affirme avoir entendu lors de cette réunion « à plusieurs reprises « Y’en a marre des bougnoules » « .

Après cette intervention, les responsables de l’UMP locale devront sans doute apporter des explications.

Deux éléments qui titillent :

  • la thèse originelle développée par Macommune sur le soutien apporté par une bonne partie de la salle au militant, n’a jamais été « attaquée » par les responsables de l’UMP. D’autant que, si elle est fausse, elle pourrait être qualifiée de diffamatoire.
    Il faut savoir que cette version a été reprise telle quelle par d’autres titres de presse, le Pays et l’Alsace, le Parisien et citée sur de très nombreuses pages Internet.
  • je tiens de plusieurs personnes présentes à cette réunion que la consigne avait été donnée par des responsables UMP, après le départ de Mme Bougrab, de ne rien laisser sortir de la salle. Que cet incident ne devait pas fuiter.
    En vain visiblement…

Quant à Mme Bougrab, qui fut rappelons-le Présidente de la HALDE en 2010, elle garde à l’évidence un souvenir très amer de sa visite auprès des militants de l’UMP de Besançon.


Première réaction de l’UMP locale : celle de Baptiste Serena, responsable des Jeunes Populaires du Doubs, qui a commenté cette intervention de Jeannette Bougrab.

Voici sa réaction sur Twitter.

Incroyable réaction !

Ce serait donc Mme Bougrab qui aurait « oublié » l’incident. A moins qu’elle ne soit en pleine victimisation… comme le suggère le responsable des Jeunes Populaires du Doubs qui au passage souhaite la suppression de la HALDE…

Besançon-Briançon, l’éternelle méprise ?

Le reportage « Zoom sur Besançon » diffusé sur TF1 le dimanche 1er mai a déjà fait beaucoup parler dans les foyers bisontins (au-delà, on ne sait pas).
Figurez-vous qu’il sera suivi d’une réplique annoncée pour cette fin de semaine.
Isabelle Morino-Bosc, chroniqueuse magazine, a aaaaaaaaaaaaaaadoré ce reportage. Elle en a contracté une bisontophilie carabinée et souhaite le faire savoir au reste du monde.

Pour partager son coup de cœur, Isabelle s’y est pris comme elle en a l’habitude : elle en a fait le sujet de son édito hebdomadaire – un billet publié sur la toute première page de TV Magazine.
Le « TV Mag », vous savez, ce bonus week-end inséré dans de nombreux quotidiens français dont l’Est Républicain et que le Bisontin compulse frénétiquement aux toilettes quand il a fini « Top annonces ».
Le billet en question est annoncé pour ce week-end.

Extraits :

Dans le doute abstiens-toi, mais dans le Doubs rends-toi ! J’ai eu cette révélation en regardant TF1 l’autre dimanche. (…)

(…) nous avons vu le reportage consacré par la Une à la ville « verte » de Besançon, que j’avais tort de ne connaître que de nom.

Alors et allez, non-Bisontins, deux jours au vert à Besançon !

Cet édito est d’ores et déjà consultable sur le site de tvmag. L’Est Républicain lui a d’ailleurs consacré un petit billet. Un billet qui parle d’un billet… pffff

Le nombril

C’est là que mon instinct de blogueur a pris le dessus. Et le blogueur, même hyper-local, est nombriliste.
Même pas honte.
Pour bien comprendre, voici deux types de réactions présentées en parallèle :

  • à gauche, la réaction d’un Bisontin « normal » un brin chauvin, fier de sa ville ;
  • à droite, celle d’un blogueur bisontin un poil égocentrique et carrément opportuniste.

Désillusion

Fort de ma conviction que de nombreuses personnes vont se précipiter directement de leur « TV Mag » à leur clavier, je décide de vérifier le positionnement sur Google de mon billet consacré au reportage de TF1. Le nombril je vous dis.

Dans le champ de recherche Google, je saisis donc : « reportage Besançon TF1 »

Je lance la recherche et… j’hallucine. Voilà que Google me suggère une correction !

En gros, l’hypothèse que TF1 ait consacré un reportage à notre ville lui semble totalement farfelue.
Google me suggère donc de corriger cette maladresse (forcément) en remplaçant Besançon par Briançon…

Et comme si je n’avais pas encore compris, les deux premiers résultats proposés par le moteur de recherche prennent en compte cette correction imposée suggérée.
Comble de l’ironie : ils me renvoient vers un « Zoom sur Briançon » en lieu et place de mon « Zoom sur Besançon » tant désiré !

Argglll ! Non là c’est trop !
Non mais hé ho !!! Et les couillons qui vont faire comme moi après avoir lu leur TV Magazine ? Ils vont se retrouver en vacances dans les Hautes-Alpes c’est ça ? Alors que tous s’y étaient mis pour les attirer dans le Doubs (TF1, Isabelle Morino-Bosc…) !
Certainement un sale coup de l’Office du Tourisme de Briançon ! Le nôtre doit réagir et vite !

Une vieille affaire

Il faut dire qu’entre Besançon et Briançon, la confusion n’est pas récente… Cette similitude phonétique, cette initiale commune et cette cédille en sont bien évidemment les principales explications.
Histoire d’en rajouter, ce boulet de Vauban n’a rien trouvé de mieux que de bâtir une citadelle sur chacune des deux villes.

Pour ma part, cela me ramène une quinzaine d’années en arrière, quand j’étais étudiant à la Fac de Besançon (émotion, nostalgie…).
L’un de mes professeurs s’appelait Jean-Michel Ligier. Il enseignait la communication « institutionnelle ». Ce monsieur avait été le premier Directeur de la Communication de la Ville de Besançon. Je l’entends encore nous confier que le tout premier objectif de la ville, dans sa stratégie de communication vis à vis du reste de la France, avait été de distinguer clairement son image de celle de Briançon.

Du chemin a été fait en 25 ans. N’empêche que les anecdotes fourmillent encore.
Emmanuel Dumont, actuel Adjoint à la Communication de la Ville, rapporte notamment celle de ce candidat à un poste au service communication qui se faisait attendre à son entretien d’embauche. Il appelle finalement pour s’excuser. Il s’était trompé de train et se trouvait dans celui de… Briançon (authentique).

Plus récemment, Samuel Goldschmidtreporter pour RTL dans l’Est de la France (et au-delà) roulait vers Besançon pour y couvrir une actualité supposée : des enfants d’une classe de Besançon se seraient trouvés dans une région d’Espagne venant de subir un tremblement de terre…
Il raconte la suite sur Twitter :

Mais l’anecdote la plus fameuse concerne l’Empereur Napoléon Ier himself. Suite à sa fuite de l’Île d’Elbe, Napoléon remontait vers Paris via les Alpes durant ce printemps 1815. C’était son fameux come-back des Cent-Jours.
A la tête d’hommes de plus en plus nombreux, l’Empereur fait halte à Gap le 5 mai. Consultant ses cartes, il remarque que Briançon n’est qu’à un jour de marche et s’adresse ainsi à son aide de camp :

Briançon est toute proche et l’on me dit qu’on y trouve les meilleurs horlogers. Allons-y sur le champ que j’y remplace cette montre que j’ai laissée sur l’Île d’Elbe.

La petite histoire rapporte que son aide de camp, Jurassien de naissance, lui aurait habilement expliqué sa méprise. Lui évitant in-extremis une regrettable erreur d’aiguillage.
Sans lui, l’aller-retour Gap-Briançon aurait inutilement retardé la troupe. On aurait parlé des « Cent-Un-Jours » – comme les dalmatiens – ça n’aurait pas fait très sérieux.

Vengeons-nous !

A la vérité, Briançon est une ville charmante mais minuscule : à peine 12 000 habitants.  C’est vraiment très peu, surtout au regard de la population bisontine qui lui est dix fois supérieure en nombre. Ceci devait être dit.

Utilisons maintenant « Google trends » pour remettre les choses à leur place. Ce service de Google, permet de comparer les volumes de recherches effectuées sur tels ou tels mots-clés.
Comparons donc les  recherches sur « Briançon » et « Besançon ».
Le mot-clé Besançon est clairement le plus saisi sur Google. Briançon fait pâle figure…
Besançon vainqueur par KO ! Na !

Pour terminer, voici une recherche vengeresse car nous aussi nous sommes « prioritaires » sur certains mots-clés. Briançon n’a qu’à bien se tenir !

Le site naturel de Besançon, avant d'être défiguré par Vauban. On lui avait pourtant dit : « dans le Doubs, abstiens-toi ! »

Besançon, cette belle incongrue

Grugru est un drôle d’hurluberlu.
Ni vu ni connu, ce Bisontin à la langue fourchue et à la plume bien pendue, nous dresse le portrait incongru d’un Besançon inattendu.
De l’ironie plutôt bien vue. Du saugrenu souvent vécu. Bref, du couillu façon obus.
Grugru, ce tordu, ce biscornu un peu bourru, ce malotru au verbe aigu gagne sans doute à être lu.
Vous voilà prévenus !

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C’est pour la Désencyclopédie (Wikipedia-like pour le moins décalé) que Grugru a écrit ce petit chef d’oeuvre d’humour gratouillatoire. Il m’a autorisé à en publier une copie sur ce blog. Si vous souhaitez applaudir, encourager ou insulter l’auteur, merci d’utiliser les commentaires. Rappelez-vous juste que ce n’est pas moi.
Je vous invite vivement à faire un tour sur la Désencyclopédie et pourquoi pas à y contribuer.

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Besançon


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Les Maîtres Cartographes après s’être longuement consultés déclarent :

« Cette ville est située dans le département du Doubs et dans la région Frontière suisse.
Du moins pour l’instant, car les choses ne sont jamais figées en ce bas monde. »

Besançon est une ville moyenne, habitée par ses habitants qui se nomment eux-mêmes Bisontins.

Sommaire

Géographie


Besançon est située entre Franois et Roche-lez-Beauprés. La rivière ‘le Doubs‘ permet l’évacuation des eaux usées.

Entourée de collines hérissées de forts militaires, Besançon est le cadre idéal pour une compétition de snipers.

Histoire


Le site naturel de Besançon, avant d'être défiguré par Vauban. On lui avait pourtant dit : « dans le Doubs, abstiens-toi  ! »

Le site naturel de Besançon, avant d’être défiguré par Vauban. On lui avait pourtant dit : « dans le Doubs, abstiens-toi ! »

Besançon est une cité paisible : elle fut habitée par les Séquanes qui furent massacrés par les Romains, qui furent massacrés par les Francs qui furent massacrés par les Allemands qui furent massacrés par les Espagnols. Aujourd’hui les habitants sont principalement massacrés par l’alcool.

Originairement, Besançon est une simple station essence sur l’autoroute A36.

Avec les années, le shop Esso s’est agrandi, avec un restau routier et un distributeur automatique de bonbons PEZ.

Attirés par les lumières, les habitants des campagnes alentours se sont regroupés dans différentes zones d’habitat informel.

Au 17ème siècle, l’architecte militaire Vauban transforma la ville en caserne, créant ainsi le premier camp de gitans fortifié de l’est de la France.

A la fin du 20ème siècle et au début du 21ème, la ville s’égaye avec l’apparition de charmantes zones commerciales et industrielles.

Toutefois, la population agricole n’a jamais été totalement repoussée sur les hauts-plateaux. Il est donc encore très courant de croiser quelques grosses vaches dans le centre du bourg.

Population


Besançon est habitée principalement par des universitaires, des enseignants, des agents de police, des étudiants, et des contrôleurs des impôts.

Après leurs études, les jeunes quittent la ville pour s’inscrire au chômage à Montpellier puis reviennent vers l’âge de 60 ans pour se toucher pendant leur retraite.

Transport


Le moyen de transport privilégié est actuellement le vélocipède, grâce notamment à la véloroute, qui permet de rejoindre Budapest en quelques jours. Cela peut paraître facile, mais il faut tout de même pédaler, ce n’est pas ce qu’Hongrois.

Un projet de transport révolutionnaire, encore top secret, est actuellement à l’étude. Au vu de la quantité de trous creusés par les pelleteuses actuellement, et du grand nombre d’arbres centenaires abattus récemment, tout porte à croire que la ville se dote d’un métro fonctionnant au bois.

Vie nocturne


La vie nocturne bisontine consiste à s’alcooliser bruyamment, puis uriner à proximité immédiate du débit de boissons.

Certains préfèrent dormir tranquillement à leur domicile, ou bien encore partager un bon moment avec leurs amis en garde à vue dans le célèbre commissariat de la Gare d’Eau (1 café et un sandwich offerts après 12h).

Une salle de concert a été inaugurée sur les bords du Doubs. On peut venir y écouter parfois d’anciennes vedettes pré-cancéreuses qui ont fait le bonheur de nos aïeux.

Culture


Besançon a accueilli notamment Louis Hugo et Victor Pasteur. Ces deux personnages de second rang ont vite été éclipsés par Aldebert, chanteur engagé de langue française, considéré par certains comme la ‘seconde canne’ de Grand Corps Malade.

La vie culturelle s’articule autour de la manifestation annuelle pour l’augmentation des salaires de la fonction publique et le défilé lycéen du mois de juin.

Trois festivals internationaux rythment la saison culturelle : le Festival Musique de Moule, le Concours International de Chef de Gare et la Kermesse de Saint Ferjeux.

Une coutume, très typique, est la création annuelle d’un festival à vocation internationale. Le principe est le suivant : choix d’une thématique inadaptée, échec retentissant, suppression du festival puis lynchage du conseiller municipal adjoint à la culture.

Tout ceci amuse le contribuable et permet aux différents citoyens de passer de bons moments lors de la lecture des budgets annuels.

Éducation


Des vestiges d’une ancienne université ont été découverts lors de la construction du périphérique, sur le site de La Bouloie. Faute de financements, le projet de réhabilitation a été abandonné.

Politique


Les bisontins, très conservateurs, aiment leur maire et le conservent longtemps, très longtemps, afin qu’il prenne du poids et une légère teinte rosée. L’opposition est majoritairement constituée de jeunes bouchers analphabètes, et de communistes de droite.

Industrie


La principale industrie bisontine est le Kebab traditionnel (salade, tomate, oignon, sauce blanche, frites).

Tourisme


Les principaux attraits touristiques de Besançon sont l’incinérateur et la maison d’arrêt. Un intéressant Musée de la Résistance et de la Déportation transmet aux générations futures les méthodes éprouvées pour exterminer efficacement les groupes sociaux jugés indésirables.

Le Zoo montre en pratique comment enfermer durablement des animaux innocents, pour le plus grand plaisir des enfants.

Enfin, n’hésitez pas à participer aux « Cafés Philosophiques » avec les sympathiques bénévoles permanents présents sur la Place Pasteur. Une occasion unique de rencontrer de véritables gentlemens, accompagnés par leurs chiens savants, le tout en musique. Le spectacle est gratuit mais méfiez-vous tout de même du fameux « gros Fred », qui saura vous envoûter avec son ghetto-blaster magique !

Climat


Besançon, capitale de la Franche-Comté, dispose d’un climat propice à l’élevage de canards, la culture d’algues et le développement de champignons sous les pieds.

Le jour le plus froid est le 15 août, jour d’arrêt du chauffage central.

Dans l’univers miroir, Besançon est la capitale du Groland.

Jeune UMP en chef échangerait volontiers 14 ans de Mitterrand contre l’Alsace et la Lorraine

Avant de lire la suite, sachez que le « communiqué de presse » auquel il est fait référence ici, a été effacé du site des Jeunes UMP du Doubs par son auteur, Baptiste Serena, quelques jours après la publication de ce billet.
Baptiste Serena n’a pas répondu aux erreurs manifestes pointées ci-dessous, il ne s’en est pas non plus excusé. La solution qu’il a choisi a été d’effacer en douce les traces de sa maladresse et de croiser les doigts pour que personne ne s’en rende compte.
Méthode dont ce responsable des Jeunes UMP du Doubs est coutumier. Il l’avait notamment employée avec « maestria » lors de la visite de Bernadette Chirac à Besançon le 25 janvier 2011 dans le cadre de l’Opération Pièces Jaunes. Pour mémoire c’est ici.
Rappelons juste à Baptiste Serena sa citation favorite et plaçons-le face à ses contradictions :

Citation à mettre en relation avec ceci :
Vous trouverez ci-dessous une capture d’écran de ce communiqué

« Tontonpartout »

Nous sommes le mardi 10 mai 2011 et le responsable des Jeunes UMP du Doubs – Baptiste Serena – doit publier un « communiqué de presse ». Trente ans pile-poil après que la France ait pris du rose aux joues, notre petit soldat se doit de couper, de trancher, de sabrer ; bref en un mot : de dégauchir.

Il faut dire, en toute bonne foi, que trop c’est trop, la coupe est pleine, la goutte d’eau et tout ça : depuis quelques jours, les médias développent une mitterrandophagie aiguë qui nous collerait presque la nausée.
Presse écrite, radio, télé, Internet. Tous s’y complaisent.

A Besançon, les Jeunes Socialistes du Doubs (l’équipe concurrente adverse ennemie) s’y collent eux aussi et fayottent à fond avec le grand François en lui consacrant une exposition photographique.

Remarquez, ils ont peut-être raison les rosissants, d’entretenir sa légende à Tonton et de lui tenir sa place au chaud. On ne sait jamais.
Rappelez-vous ce 31 décembre 1994. J’en tremble encore.

[audio:http://bisonteint.net/wp-content/uploads/2011/05/Je-crois-aux-forces-de-l-esprit.mp3|titles=Je crois aux forces de l esprit]

Ggauche (pouah !)

C’est donc dans ce contexte particulièrement favorable à la crise de nerfs que notre sniper gauchophobe dégaine son PPVOUCAg*.

*Petit Précis de Vocabulaire Outrancier à l’Usage des Chevalier de l’Anti-gauche

Vous l’aurez remarqué, pas de majuscule à « gauche ». Ce n’est pas un nom « propre »… Oh que non ! POUAAAAAH !

Et c’est parti pour un tontonicide en règle. Rafale de gentillesses à l’égard de l’ancien Président et de la gauche (pouah!) :

exemple à ne pas suivre, irresponsabilité, assistanat, descente aux enfers, égalitarisme et… le pire du pire, mais là… j’ai préféré cacher le mot et vous laisser le choix de le lire ou pas.
Si vous le sentez, cliquez sur « show » mais vous êtes prévenus.

[spoiler title= »En cliquant j’affirme être majeur et avoir été alerté que ce contenu peut choquer »]fonctionnaires (Oh ! le vilain gros moooot !)[/spoiler]

Argggllll… Tonton est à terre. Mort une seconde fois.
Baptiste David exulte, sa fronde sournoise tournoie encore…
gros plan / bruitage : vvvvvoooo vvvvvvoooo vvvvvvoooo

7 + 7 = 14

Reste à trouver un titre à ce chef d’œuvre.
Ce sera :

« Il y a 30 ans, la France partait pour 14 ans de déclin. »

Voilà voilà… 14 ans donc… de déclin.
14 ans ça nous mène donc de 1981 à 1995. Ça couvre exactement les deux septennats de François Mitterrand. 7+7 = 14 Chouette calcul.

En y regardant de plus près, ce sont 14 ans dont quatre ans de cohabitation (1986-1988 et 1993-1995) durant lesquels une politique de droite a été menée : privatisation de grandes entreprises nationales, suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, politique libérale à tout crin… tout ça directement dans le paquet étiqueté « 14 ans de déclin », dixit les Jeunes UMP du Doubs

Tiens, sur cette photo, c’est le dernier Premier ministre de déclin du premier septennat de François Mitterrand…
Elle a été prise lors d’un meeting, au moment où il tentait de lui piquer son trône, en 1988.
Mais qui était ce jeune homme qui l’accompagnait pour l’aider à motiver ses troupes et à défendre son bilan de… deux ans de déclin ?

Oh ! Une autre photo ! Dessus vous pouvez voir le dernier Premier ministre de déclin du second septennat de François Mitterrand…
Elle a été prise en 1995 au moment où lui aussi essaya en vain de se glisser derrière le bureau élyséen. Mais qui est ce jeune homme qui fut son Ministre et qui par conséquent doit assumer cet autre bilan de… deux ans de déclin ?

Hé ! Pas moi qui le dit hein… ce sont les Jeunes UMP du Doubs !
Gonflés d’ailleurs les jeunots ! Non ? … ou peut-être tout simplement maladroits et médiocres en arithmétique.

Il est vrai que la formule 2 x (7-2) = 10 était hyper très beaucoup plus difficile à trouver.

Après cet effort cérébral intense, relaxons-nous en regardant Julie Pietri venue chanter pour Jacques Chirac en 1988, c’est là :

LA référence historique

Un communiqué ça doit claquer. Les mots doux, c’est fait. Les chiffres, euh… aussi même si…
Il est indispensable de clôturer l’objet en y ajoutant une touche historique. Cela légitimera le contenu et valorisera également son auteur en provoquant chez le lecteur des réactions d’admiration du type : « Wouuua ! L’autre hé ! C’t’érudit ! »

Imaginons notre jeune populaire en chef dans sa quête de la référence historique :

Donc 10 mai 1981 = Pouah !
Il faut trouver une autre raison de célébrer le 10 mai afin d’éclipser cette saleté de 10 mai-là.
Taper « 10 mai » dans Google -> journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition
Euh… non. Trop droitdelhommiste ça… ça sonne « gauche » (pouah !).
Retaper « 10 mai » dans Google -> Oh génial ! Sur Wikipedia, le 10 mai à sa page et on y trouve tous les événements importants qui se sont passés un 10 mai :
  • 10 mai 1497 : Le navigateur Amerigo Vespucci entreprend son premier voyage vers le Nouveau Monde.
    (non non… pas question d’encourager l’immigration !)
  • 10 mai 1774 : Mort de Louis XV. Avènement de Louis XVI
    (trop triste et ça pourrait donner des idées à Villepin…)
  • 10 mai 1963 : Premier 45 tours des Rolling Stones.
    (euh…)
OUI ! YES !
Exactement ce qu’il faut ! Parfait… On trouve tout sur Internet.

LA conclusion avec LA référence historique est là et c’est un chef d’œuvre :

Aujourd’hui, nous ne souhaitons pas fêter l’échec de la France mais nous préférons en ce 10 mai 2011 célébrer les 240 ans du Traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-allemande de 1871.

Clap clap clap clap…
Vérifions tout de même. Calculatrice : tap tap tap… 1871 + 240 = 2 111 euh…
TRY AGAIN : tap tap tap… 1871 + 240 = 2 111 euh…
Ah bah zut alors ! En encore un problème de calcul on dirait. Pas facile non plus de compter juste quand on s’interdit les doigts de la main gauche (pouah !),
C’était il y a 140 ans le Traité de Francfort !

Sur le fond maintenant : voilà donc nos Jeunes Populaires célébrant avec fierté une guerre perdue par la France.
Au passage c’est aussi l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine par l’Allemagne qu’ils célèbrent. Annexion qui constituera le terreau de Première Guerre Mondiale, rien que ça.
Champagne et toasts avec « oeufs de l’UMP » svp !

Oui, oui je sais. Je fais encore mon rabat-joie. Tout cela n’est évidemment qu’un détail de l’histoire de la Guerre de 1870-1871… détail tellement insignifiant au regard de 14 ans de gauche (pouah !)
Mais tout de même, il y a vraiment des cours d’Histoire qui se perdent ! A moins que….

A moins qu’à travers le Traité de Francfort notre jeune Popenchef souhaite célébrer les jours meilleurs qui ont suivi : ceux qui ont vu l’écrasement des insurgés de la Commune de Paris. par les troupes d’Adolphe Thiers (alias « Père Duchêne »)
En effet, rappelons qu’une fois la paix signée avec l’Allemagne, Adolphe Thiers et ses Versaillais avaient enfin les mains libres pour s’occuper des « affaires intérieures » et régler définitivement leur compte aux Communards. Ils ne s’en sont pas privés.

Les Communards. Ces premiers « gauchistes » (pouah !) de l’Histoire contemporaine.

Post Scriptum

Les Jeunes UMP du Doubs ne sont pas tous solidaires de cet article et de cette référence historique maladroite. L’article a été publié par Baptiste Serena, responsable des Jeunes UMP départementaux et selon certains militants, son contenu n’engage que son auteur.

Notons toutefois qu’il est publié sur le blog des Jeunes UMP du Doubs et qu’il est signé collectivement.

Sur le Web

Campement en colère à la Gare d’eau et… lectrice en colère

Monsieur Teint,
Nous avons pu lire sur vos pages Internet un premier billet sur les « parents en colère », puis un deuxième, un troisième encore…
En lire un quatrième ne nous surprendra donc pas.
« Les parents en colère… » Ah ! Ils sont forts pour faire imprimer du papier ceux-là.
Si être parents les met en colère à ce point-là, il fallait peut-être ne pas faire de gosses, tout simplement. On ne force personne.
Et pourquoi sont-ils tellement en colère ? Je vous le donne en mille… Parce que leurs enfants chéris risquent d’être une trentaine par classe l’an prochain !
Pauvres petits.
Et alors ? Où est le problème ? Pourquoi voir toujours le négatif dans tout ?
PO-SI-TI-VONS !
Favoriser le collectif est une excellente chose ! Ces enfants serrés les uns contre les autres, n’est-ce pas là l’illustration parfaite du mot « fraternité » gravé au fronton des édifices les plus prestigieux de notre République ?
Voyez les représentants de la Nation qui travaillent sans sourciller, épaule contre épaule. Entendons-nous leurs parents se plaindre ?

Autre point positif : des enfants plus nombreux dans les classes c’est de la chaleur animal en plus.
En ces temps écologiquement corrects, toutes les économies de chauffage sont bonnes à prendre, non ?
Donc oui ! Bien remplir les classes est écologique et favorise notre indépendance énergétique !

De mon temps, on était 40 par classe ou 50 je ne sais plus ; sans doute jusqu’à 60 les années fastes ! Voilà mes yeux qui s’embuent à l’évocation de cet âge doré :
… le matin on partait en sabots en passant à travers champ même qu’on devait courir quand y’avait des génisses pour ne pas se faire encorner et quand on parvenait enfin à l’école après deux heures de marche fallait couper le bois et le mettre dans le poêle et c’est seulement là qu’on se mettait en rang qu’on montrait nos ongles au maître et qu’on se prenait des coups de règles s’ils étaient sales. Paf !
Après on récitait nos tables.
C’était l’bon temps.
Aujourd’hui ces gamins, ils commencent la journée le nez collé à  l’écran plat à regarder des dessins animés pendant que Maman est sur Facebook. Quand elle décolle c’est pour porter leur cartable à ces pauvres chéris, entre la voiture et l’école. Sur dix mètres au pire.
Alors franchement, être 35 par classe ou plus – c’est un service qu’on leur rend à ces gosses. Pensez qu’ils ne connaîtront même pas les chambrées militaires !
Je vous le dis,  c’est leur seule chance d’en faire des HOMMMES !
Quoi ? Il y a des filles aussi ? Mélangées avec les garçons vous dites ? Depuis quand ???
Josette Sahle, lectrice en colère

Merci Josette…

Dommage que vous n’ayez pas été présente à la Gare d’eau ce mardi soir. Cela vous aurait sans doute rappelé les camps scouts de votre jeunesse, quand vous étiez jeannette.

Il y avait là une quinzaine de tentes installées pour la nuit et une centaine de personnes (parents, enseignants et « simples Bisontins »), pas toutes partantes pour dormir sur place, mais présentes pour apporter leur soutien. Chacun était là aussi pour passer une soirée agréable : pique-nique, musique, feu de camp, nuit sous la tente…
Vous voyez : les parents sont en colère mais pas aigris et eux aussi PO-SI-TI-VENT. Quelque chose me dit qu’ils ne lâcheront rien…

Bien à vous…

Vous trouverez ci-dessous une vidéo et quelques photos qui vous donneront un petit aperçu de l’ambiance de cette soirée « campement en colère ».

En vidéo

GeryH nous offre comme à son habitude une vidéo décalée mêlant humour et poésie. C’est trop court ! (son blog -> http://geryh.free.fr/

Quelques clichés du début de la soirée

Vous avez participé à cette soirée ? N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires ou à m’envoyer un message

Sur le Web