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Base jump : il saute en parachute du haut de la Citadelle de Besançon

Voilà plus de 50 ans que des générations d’élus Bisontins planchent sur l’épineux sujet du difficile accès à la Citadelle de Besançon.

Virages en lacets trop serrés pour les cars touristiques, petit train périlleux (et désormais tabou), téléphérique envisagé puis enterré, funiculaire peut-être un jour…

Mais voilà qu’une solution rapide, écologique et spectaculaire à laquelle personne n’avait encore pensé leur est apportée par le Web sous la forme d’une vidéo publiée sur Youtube ce dimanche 11 septembre 2011…

Cette solution ? Le base jump ! Activité extrême consistant à sauter dans le vide depuis un point fixe tout en ouvrant un parachute. Depuis la Citadelle, ça ressemble à une première.

Notez que cette solution n’est valable que pour la descente de la Citadelle.

Que voit-on sur la vidéo ? Un homme debout sur le rempart longeant la Tour du Roi et sautant dans le vide en ouvrant son parachute… il est filmé par un comparse depuis le quartier Rivotte.

Un exploit non dénué d’inconscience et fortement déconseillé au premier venu.

Cette vidéo a été publiée anonymement sur Youtube ce 11/09/2011, sous le pseudo film250ful. Elle a été effacée de Youtube par son auteur le mercredi 14/09. J’en avais fait une copie de sauvegarde que voici.

En savoir plus sur cette vidéo

  • l’Est Républicain publie l’interview de l’auteur du saut.
    Nous y apprenons que l’homme est un Bisontin d’une trentaine d’années. Il a effectué ce saut samedi 10 septembre 2011 vers 9h30 du matin après avoir effectué une reconnaissance la semaine précédente.
    Il précise : « (la Citadelle) … ce n’était ni un défi ni un pari, mais un vieux rêve que j’ai concrétisé. (…) Je ne recommande à personne de suivre mon exemple. »
  • Un autre billet sur un site spécialisé dans le parachutisme. Rappel des règles de sécurité.

Sarkozy et la LGV ou l’art d’inaugurer le futile en oubliant l’essentiel

5-4-3-2-1-go ! go ! go !

La portière s’ouvre puis se referme.
Le convoi démarre, motards de la Garde républicaine en tête.
La ville, les feux verts, orange, rouges peu importe. On passe.

Le tarmac. Les réacteurs qui sifflent. Quelques militaires au garde-à-vous.
A peine installé que déjà l’avion s’élance et décolle. Cap au sud. Vers la Côte d’Or. Pas de temps à perdre, tout est programmé, minuté, organisé.

Atterrissage, autres militaires, autre voiture blindée. Re-portière, re-convoi et les motards en tête.
Cette fois c’est la province, les gens ne sont pas blasés. Ils regardent passer cette caravane de voitures noires qui n’offre pas de casquettes et ne précède aucun peloton.

Le convoi s’arrête, portière qui s’ouvre, poignées de mains, sourires sincères – ou pas.
C’est la gare de Genlis qui n’est même pas encore sur la LGV ((Ligne à Grande Vitesse)).
Ne pas s’en rendre compte. Marcher vite sur le quai. Être disponible quelques instants pour les photographes, les caméras et les micros de la presse régionale. Puis monter dans ce TGV neuf et propre et s’installer à bord avec quelques ministres et un pool de journalistes autorisés. Patienter un quart d’heure.

Arriver à la gare de Besançon FrancheComté TGV qui n’est pas à Besançon mais à Auxon. Ne pas avoir le temps de s’en apercevoir.
Descendre, poignées de mains, sourires, accolades circonstanciées. Des élus, des hauts fonctionnaires, des entrepreneurs, quelques autochtones triés sur le volet ou invités en remerciement de « services rendus ».

La visite – chronométrée – présentation du matériel, des engins. Se dire impressionné par notre industrie nationale tellement performante.

Puis vite, l’heure qui tourne. Saisir la paire de ciseaux posée sur le coussin, couper le ruban, inaugurer.

Applaudissements.

Petits fours, champagne mais pas le temps. C’est l’heure de la photo.
Alors se placer au centre d’un groupes de techniciens et d’ouvriers avec casques et gilets fluo. Prendre un air paternaliste et fier. Laisser les photographes immortaliser la scène.
Une petite phrase improvisée peut-être.

C’est fait.

Remonter dans le TGV. A bord, discuter avec quelques cheminots. Sourires, poignées de mains, tapes amicales dans le dos et gratitude exprimée à cette « France qui travaille et innove ». Le tout sous les micros et objectifs de la presse conviée.

Descendre en gare de Belfort-Montbéliard TGV – qui se trouve en fait à Meroux, mais tout le monde s’en fout.
Poignées de mains, sourires, quelques accolades circonstanciées. Des élus, des hauts fonctionnaires, une poignée d’autochtones triés sur le volet ou invités en remerciement de « services rendus ».
Visite du petit musée du TGV installé pour l’occasion. S’intéresser, s’émerveiller. Photos, micros, caméras…

Écourter la visite. Le temps qui file. Se diriger à grandes enjambées vers le hall de cette gare où n’a encore retenti aucun

S’installer derrière le pupitre – toujours le même. Adresser une signe de tête doublé d’un sourire à une personne reconnue au premier rang. S’il n’y en a pas, faire semblant. Ça fait « convivial » et c’est parfait pour la télé. Car ça passe à la télé.
Maîtriser ses nerfs, son épaule gauche.

Prendre la parole. Un discours de plus :

[quote]Bla bla bla nouvelle Ligne à Grande Vitesse bla bla premier tronçon Rhin-Rhône bla bla bla Franche-Comté bla bla Belfort bla bla Alstom bla bla bla 30 ans du TGV bla bla 1981 (enfin une raison de célébrer cette année honnie) bla bla industrie de pointe bla bla bla technologie bla bla modernisme bla bla la France qui innove bla bla toujours plus vite bla bla record bla bla 574,8km/h bla bla rayonnement international bla bla exportations bla bla Chine bla bla avenir bla bla je je je je bla bla je vous remercie.[/quote]

Applaudissements

Écouter poliment – non sans impatience contenue – le prochain orateur. S’éclipser. Pas le temps de s’éterniser.
Portière qui s’ouvre, se ferme. Direction l’aérodrome militaire puis Paris.

Achever une demi-journée en province.

…et manquer l’essentiel Monsieur le Président. Le seul véritable événement de la semaine en Franche-Comté : l’arrivée du Mont d’Or nouveau prévue pour ce samedi.
Mais ce fromage – véritable fleuron de notre terroir – on ne le flatte pas avec des records de vitesse. Il ne fonce pas, il coule.
Il faut savoir prendre le temps de le mériter avant de le déguster.
Patienter durant quatre mois – de mai à septembre – pendant que le fromage prend goût.
Alors seulement on peut l’inaugurer – sans cordon ni ciseaux – avec juste un peu d’ail, un verre de vin blanc du Jura et quelques pommes de terre.
La vie quoi, Nicolas. La Grande Vie

Jouffroy d’Abbans en bonne voie pour éviter la geôle

Pré-générique : le regard d’un homme de bronze en plan serré.

Résumé succinct des deux précédents épisodes

Une statue de bronze très singulière, connue et appréciée des Bisontins.
Un tramway incompris à l’existence encore bien virtuelle.
Des travaux imminents qui feront entrer de plain-pied la réalité du tram dans notre quotidien.
Des platanes centenaires accusés d’avoir la rage rongés par de vils champignons et généreusement euthanasiés.
Un journal municipal qui avertit de l’imminence de tous ces bienfaits et signale – en bonus – le prochain déboulonnage de ladite statue.
Les réseaux sociaux qui s’en mêlent. Une page Facebook. Twitter. Maudit Web !
Le paternel sculpteur qui découvre le sort réservé à son oeuvre par ce biais et tombe des nues.
Un article dans la presse locale qui raconte tout ce que vous venez de lire…

Générique

Le lendemain…

France 3 Franche-Comté consacre un reportage à notre affaire. L’occasion de voir Pascal Coupot, le sculpteur, en personne et d’entendre sa réaction. Une discussion s’amorce en fin de reportage entre lui et le directeur du projet tram…

France 3 Franche-Comté – JT 12/13 – 31 août 2011

La page Facebook – quant à elle – compte bientôt 200 aficionados du statuaire marquis. Ce n’est pas énorme mais ça a suffi à attirer l’attention de l’Est Républicain et de la municipalité …

Sur la méthode d’abord : un billet caustique mais plutôt bien vu…

Est Républicain du 31/08/20111

Sur le fond ensuite : un article écrit par Eric Barbier (comme celui de la veille) apporte des éléments en provenance de la Ville de Besançon et de son maire – Jean-Louis Fousseret.

Extraits :

[quote] Face à l’excitation de quelques internautes toujours prompts à chercher la petite bête, l’équipe municipale a revu sa copie. Jean-Louis Fousseret certifie dans un premier temps que le père du bronze, Pascal Coupot, « va bien être contacté.
(…) « on va appeler l’artiste pour indiquer notre démarche et le repositionnement de la statue. Et on le fera avec lui, c’est une évidence »[/quote]

Excités vous dites ? Ou peut-être juste « concernés » et sachant utiliser les outils du XXIe siècle pour se mobiliser et défendre une cause.
Une cause symbolique : de par son emplacement, cette statue est un peu le dernier arbre du quai et… le seul que l’on peut encore sauver. Elle en est assurément la plus vieille branche puisque Jouffroy aura 260 ans le 30 septembre prochain.
N’empêche. Chacun sera rassuré d’apprendre que la Ville n’a pas « oublié de consulter le sculpteur » – contrairement à ce que je titrais dans le billet précédent. La Ville a juste omis de le faire AVANT de sceller le sort de la statue dans le BVV…
En substance : « le BVV est parti tout seul »… mais il est encore temps de rattraper le coup. Et tant mieux.

[quote] Aucune certitude pour l’instant sur l’avenir à court terme du marquis. « Il a peut-être été envisagé à un moment de la mettre dans les caves mais c’est impossible. On va essayer de voir où on peut la mettre pendant les travaux », explique Jean-Louis Fousseret. « Peut-être de l’autre côté du pont, on va voir ». [/quote]

En voilà une bonne nouvelle ! Merci Monsieur le Maire d’avoir su écouter et de vous montrer attentif à l’attachement que les Bisontins portent à cette statue.

[quote]« Notre leitmotiv, c’est informer », martèle le premier édile de Besançon qui se refuse de répondre aux pages Facebook publiées par « des anonymes.[/quote]

Pan ! Pour le bison ! L’anonymat… ma pathétique facette « Superman mégalo ». Je sais, je sais c’est mal, c’est lâche, c’est couard… mais voyez-vous : qui irait voir Clark Kent au cinéma ? Mégalo je vous dis.
Mais revenons un peu aux « amoureux du marquis ». Ceux qui se sont inscrits sur la page Facebook. Ils ne sont pas anonymes – eux – et ils commencent à être nombreux. Espérons toutefois qu’ils sauront redevenir anonymes – en 2014 – dans le secret de l’isoloir.

[quote]Ce que ça montre aussi, c’est que cette œuvre est très prisée, autant que le Victor Hugo de l’esplanade de la mairie ».[/quote]

Question de goût mais oui, le marquis ne laisse personne indifférent.

En clair, les choses semblent évoluer dans le bon sens. Espérons que la Ville de Besançon et Pascal Coupot trouveront un lieu approprié à l’installation temporaire du marquis durant les travaux.

Et l’Est Républicain d’ajouter :

[quote]Les bonnes idées sont les bienvenues pour que les travaux du tram ne marchent pas sur les pieds du grand homme et que celui-ci continue à conserver son pouvoir d’attraction sur les citadins et les touristes.[/quote]
Alors ça, les internautes n’ont pas attendu qu’on leur suggère et certains (j’en fais d’ailleurs partie) s’en sont donnés à coeur joie. Donnant libre cours à leur imagination débridée pour imaginer le futur emplacement de la statue du marquis Jouffroy d’Abbans.

Petite sélection

Mise en garde : quelques images sont très légèrement retouchées et certaines contiennent même de l’humour

maître-nageur à la piscine La Fayette (par @Yvestan)

Fontainier (par @GeryH)

Bouliste (par JM.Blondeau)

Girouette

Homme-fontaine (par @GeryH)

Politiquement (in)correct (par Dreamin kate)

Aux manettes du tram ! (par @GeryH)

L'endroit idéal pour admirer le tram…(par JM.Blondeau)

Quelques « détournements » en bonus

Abbey road (par JM.Blondeau)

Il faut sauver le soldat Jouffroy

Sauvez marquis

Envie de proposer d’autres montage photo avec le marquis ? Vous pouvez télécharger le fichier contenant l’image de la statue détourée en cliquant ici (fichier PSD – format Photoshop)

Vous pourrez ensuite poster vos images en vous inscrivant sur la page Facebook ci-dessous.


Statue du marquis déplacée : la Ville de Besançon a « oublié » de consulter le sculpteur

Dans le billet précédent, il était question du début des travaux du tramway sur le quai Veil-Picard dès l’automne 2011, de la fin des platanes centenaires bientôt tronçonnés et d’un dommage collatéral inattendu : la disparition de la statue du marquis Jouffroy d’Abbans.

L’oeuvre sera en effet remisée dans un sous-sol durant les deux ans de travaux annoncés puis réinstallée sur le futur nouveau pont Battant.
L’annonce en a été faite dans le BVV du mois de septembre (voir ci contre).

Je me suis personnellement ému sur ce blog de « la mise au placard » du marquis et j’ai créé une page Facebook pour réunir tous ceux qui le souhaitent (Bisontins et non Bisontins) autour d’une idée simple : demander à la Ville de Besançon de faire son possible pour que la statue trouve temporairement place dans autre lieu de la ville… mais pas dans une cave.


L’avis du créateur de la statue du marquis

Il restait à recueillir la réaction de celui qui – à l’évidence – est le premier concerné : le « père » du marquis – le sculpteur Pascal Coupot.

C’est Fabrice Barbier, reporter-photo-vidéo-presse de profession, qui l’a contacté par téléphone. Qu’il en soit remercié. Voici la synthèse qu’il a fait de cet entretien.

Contacté hier soir (samedi 27 août), Pascal Coupot s’est étonné de cette annonce de «déboulonnage» de son oeuvre qui trône sur le Quai depuis 1998. C’est avant tout une question de principe, car ce dernier n’a pas été contacté par les services de la municipalité avant cette annonce dans le BVV.
Rappelons que l’artiste a un droit moral sur son oeuvre, de son vivant et après sa mort pour ses ayant-droits. Donc P. Coupot se devait d’être prévenu de ces projets municipaux.
Par ailleurs, ce dernier précise que cette oeuvre commandée fut conçue pour être placée à son emplacement actuel, donc pas question dans le futur de la fixer à n’importe quel lieu dans la boucle. Il y a un respect de l’oeuvre et de l’artiste à avoir.
Dans le projet final «tram» la statue devra reprendre sa place actuelle Quai Vieil Picard, et non pas aller se balader sur le futur pont Battant sans son aval.
Concernant le stockage de la statue dans le sous-sol de l’église de la Madeleine, Pascal Coupot regrette que cet emblème touristique disparaisse de la vue des visiteurs.
Lorsque nous lui suggérons d’implanter Jouffroy au milieu du quai de Strasbourg, il reste dans l’interrogation : Pourquoi pas, mais il faut que je réfléchisse, il y a des problèmes techniques à ne pas oublier. Pour toute décision l’artiste demande à la municipalité de Besançon de bien vouloir le contacter rapidement.

Grosse bourde donc : sceller le sort d’une statue et l’annoncer sans avoir préalablement consulter l’artiste…
Cette omission ne pose pas problème qu’au niveau « diplomatique » mais également dans le champ juridique puisque l’artiste a un droit moral sur son oeuvre, de son vivant et après sa mort pour ses ayant-droits… Aucun changement de destination ou de mise en scène de l’oeuvre ne peut être décidé sans son accord.

Il serait donc temps que la ville contacte Pascal Coupot pour discuter avec lui du sort de notre cher marquis.

Notons que le sculpteur n’est pas opposé par principe à l’installation temporaire de la statue dans un autre lieu de Besançon ; pour peu que cela se fasse avec son accord et que les contraintes techniques le permettent.

A suivre donc… et n’oubliez pas, vous avez aussi votre mot à dire. Pensez à « aimer » cette page Facebook et à la faire tourner.
Bisontins comme non Bisontins – ceci concerne tous ceux qui ont croisé un jour cette statue si singulière.


Battant : la statue du marquis bientôt déboulonnée pour cause de tram !

Voici un petit bout de Besançon que vous reconnaissez sans doute.
Le pont Battant, le quai Vauban, les premières maisons de la Grande rue – tout cela c’est du « par coeur » pour tous les Bisontins.

Pourtant ce paysage semble bien vide. Il manque un élément familier. Quelque chose ou plutôt quelqu’un.
Presque quelqu’un.

Vous y êtes ? Abracadabraaaaaa le revoilà !

Déjà 13 ans que le marquis Jouffroy d’Abbans tourne le dos à la place qui porte son nom.
Par modestie ? Du tout. Notre homme – ou plutôt sa statue – observe patiemment le Doubs depuis son coin de trottoir sur le quai, tout près du pont Battant.
Trop près sans doute… car cette proximité va lui coûter sa place.

deux années sabbatiques et un déménagement

Dans quelques semaines il quittera son emplacement pour ne plus jamais y revenir. Il sera déboulonné et disparaitra durant deux années dans le sous-sol de l’église toute proche. Il réaménagera ensuite un peu plus loin.

Explication : les travaux du tramway débuteront à l’automne sur le quai Veil-Picard. Le dévoiement nécessitera notamment d’enlever la statue que l’on a prévu de remiser durant deux ans.
A l’issue de cette période, elle ne pourra pas être réinstallée au même endroit car le nouveau pont sera plus large et une voie cyclable longera le quai.
Notre cher marquis trouvera donc refuge sur le nouveau pont Battant – troisième du nom – d’où il pourra à nouveau observer la rivière.
Toutes ces informations seront à lire dès lundi dans le BVV de septembre… petite exclusivité donc.
Extrait :

Mais pourquoi se priver du marquis durant deux années ?

La statue du marquis est fixée à même le sol, sans piédestal. C’est d’ailleurs la grande originalité de cette oeuvre que de se situer « au niveau des passants » et d’être à la fois réaliste et à taille humaine. Il s’agit également de la « marque de fabrique » de Pascal Coupot – le sculpteur qui l’a créée en 1998.
A priori donc pas de difficulté technique majeure pour déplacer notre marquis et le réinstaller temporairement un peu plus loin, dans une zone épargnée par les travaux du tramway.
A l’évidence, ce n’est pas la solution retenue par la Ville de Besançon… Dommage car cette statue, si populaire auprès des Bisontins, est aussi une « attraction » au succès toujours garanti auprès des touristes de passage.

double peine

Comble de l’ironie : le vrai marquis Jouffroy d’Abbans passa presque deux ans en cellule entre 1772 et 1773 pour de sombres raisons de rivalité amoureuse l’opposant au Comte d’Artois (sacré marquis !)
Il sut mettre à profit cette période d’enfermement pour étudier les mouvements des navires. Ce fût la genèse de l’idée du bateau à vapeur dont il fut l’inventeur et qu’il testa pour la première fois sur le Doubs.
Voilà pourquoi notre marquis regarde avec tant de mélancolie le fil de la rivière…

La science anecdotique : livre de lecture et d'étude - Félix Hément, 1889

une page Facebook pour le marquis

Alors ? Ne serait-il pas possible de lui trouver une petite place à notre marquis ?
Deux ans de placards quand on a déjà injustement purgé deux ans de prison : c’est une véritable double peine !

Voici une page Facebook spécialement créée pour demander à la municipalité que cette possibilité soit étudiée de près.
Plus nous serons nombreux et plus nous aurons de chance d’éviter deux ans de cave à notre cher marquis… Faites tourner s’il vous plaît !


Vous pouvez également donner votre avis dans les commentaires ci-dessous.

Et les arbres du quai Veil-Picard ?

On en a déjà tellement parlé qu’on finissait presque par croire que leur fin programmée n’était qu’un mauvais rêve, que ça n’arriverait pas. Pourtant cette fois, c’est annoncé, les platanes du quai vivent probablement leurs dernières semaines.

A l’automne – comme indiqué ci-dessus – les travaux commenceront sur le quai Veil-Picard. Sans doute que l’on attendra que les platanes soient naturellement allégés de leurs feuillages puis les tronçonneuses entreront en action…
Le quai semblera bien nu tant que les nouveaux arbres n’auront pas été replantés.

décryptage

Voici un article du BVV que vous trouverez dans votre boîte à lettres lundi matin.

Remarquez deux éléments qui illustrent la manière dont on s’y prend pour tenter de faire passer une pilule trop amère :

  1. « Eviter d’informer le patient sur l’amertume de la pilule mais mettre en avant les bienfaits de cette dernière » : la coupe des platanes n’est pas évoquée mais dans la légende de l’image, on n’oublie pas d’évoquer la « plantation de nouveaux arbres » .
    Pourtant l’un n’ira pas sans l’autre.
  2. « Donner de chouettes couleurs à notre pilule afin de la rendre plus appétissante (le bleu turquoise est parfait) » : ici, on ajoute systématiquement une majuscule au mot « Tramway »…

Vous voulez en savoir plus sur le marquis Claude François Jouffroy d’Abbans ? Voici le chapitre intégral qui lui est consacré dans un ouvrage de 1889 (La science anecdotique : livre de lecture et d’étude – Félix Hément) consultable sur Gallica.

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A voir sur le Net

3, 2, 1, 0 ! C’est parti pour la Voie des Mercureaux ! [vidéos + reportage TF1]

Ce lundi 11 juillet, c’était jour d’inauguration officielle… réservée à des personnes triées sur le volet (élus, représentants de l’Etat, associatifs…) qui ont été acheminées en cars.
La gendarmerie filtrait l’accès et la populace ne passait pas. Crainte sans doute d’une manifestation d’opposants.

A cette occasion, , le JT de la mi-journée consacrait une part importante de son édition à cet événement. Jean-Louis Fousseret, Maire de Besançon et Président de l’Agglomération, répondait à quelques questions. L’intégralité de l’émission peut être visionnée ici.


Aujourd’hui, mardi 12 juillet, la voie des Mercureaux a été ouverte à la circulation.
Le premier véhicule a « foulé » la nouvelle chaussée à 10h17, au rond-point de Beure. Il s’agissait d’une voiture blanche qui attendait depuis un certain temps… ah ! la joie d’être le tout premier !

On imagine déjà l’anecdote familiale transmise de générations en générations :

[quote]Tu sais Papy, il a attendu pendant une journée et une nuit au rond-point de Beure pour être le premier. Il a même dormi dans la voiture alors qu’un loup rodait pas très loin dans le Haut-Doubs ! On a une vidéo regarde ![/quote]

Premier véhicule empruntant le voie des Mercureaux (vidéo : GeryH depuis le Fort de Planoise)

Premiers flux montants sur la voie des Mercureaux (vidéo : GeryH depuis le Fort de Planoise)

Vidéo : la voie des Mercureaux aller/retour au départ du rond-point de Beure

(vidéo : GeryH)

Vidéo : le contournement de Besançon entre le rond-point de la Vèze et Ecole Valentin

Sur cette vidéo vous pouvez d’abord « suivre » la Voie des Mercureaux – dans le sens descendant – jusqu’au rond-point de Beure.

Puis c’est la portion de 4 km jusqu’au quartier de l’Amitié via Planoise. C’est le maillon manquant. La section du contournement qui reste à créer au plus vite, par risque d’engorgement. Pourtant, à l’heure actuelle, cette dernière phase n’est sortie ni de terre, ni des crayons des ingérnieurs.

Dans l’interview de France 3 Franche-Comté citée ci-dessus, Jean-Louis Fousseret dit à ce sujet :

[quote]Il faut prolonger la voie des Mercureaux, sinon ce sera une catastrophe.[/quote]

La vidéo se poursuit par le dernier tronçon qui fut chronologiquement le premier achevé. Celui qui relie le quartier de l’Amitié à Ecole-Valentin.

Le contournement (inachevé) de Besançon (vidéo : GeryH qui n’a pas fait d’excès de vitesse contrairement aux apparences…)

Bref. C’est fait. La voie tant attendue est ouverte. Voilà qui me rappelle l’ouverture du tunnel sous la Citadelle en 1996 (déjà si vieux ce tunnel… et moi aussi du même coup !?).

Pendant quelques jours ce fut l’attraction bisontine. On y faisait l’aller-retour en voiture juste pour voir cet ouvrage dont la réalité devenait soudain perceptible.

Je parie, sans trop risquer de me tromper, le même « effet curiosité » pour la Voie des Mercureaux dans les jours et semaines à venir.

Profitons-en, c’est l’été et les vacances décongestionnent le trafic. En septembre, cela risque de devenir moins agréable au niveau du rond-point de Beure ! Bouchons en vue…

Et puis ce petit calcul : le coût de la Voie des Mercureaux s’élève à 160,9 millions d’euros. Sa longueur est d’environ 6 km.
Calculons le coût au centimètre : 160 900 000 : 600 000 = 268 et des poussières.

Pensez avec émotion que chaque centimètre de la Voie des Mercureaux que vous emprunterez a coûté la modique somme de… 268 euros.

Cela en fait le contournement le plus cher de France ! Au passage, voilà pourquoi je mets toujours une majuscule au V de Voie des Mercureaux… le luxe se doit d’être ostentatoire.

Mise à jour le vendredi 15 juillet

Le 13h de TF1 diffuse un reportage sur la voie des Mercureaux. Titre ironique : « Doubs : 160 millions d’euros pour 6 km »
Et à la fin du reportage… surprise ! On nous offre un chiffrage de la voie au centimètre en arrondissant : 270 euros.

On dirait bien que TF1 prend ses sources un peu partout, y compris sur les blogs.

Et vous ? Vous avez roulé sur la Voie des Mercureaux ? Qu’en pensez-vous ?

Donnez votre avis dans les commentaires ci-dessous !

Sur le Web

De la présence des élus en Conseil en municipal à Besançon : bons et moins bons élèves

Au départ, il y a eu ce message posté sur Twitter le 17 mai dernier par Jean-François Martins, Conseiller de Paris (MoDem) :

Ainsi, il est possible de sanctionner financièrement – même si cela est surtout symbolique – un élu trop absent d’une assemblée représentative !

C’est en tout cas ce que prévoit le règlement intérieur du Conseil général de Paris dans son article 29. Extrait :

Si de telles mesures ont été prises c’est que des dérives absentéistes existent. On devine malheureusement qu’une retenue sur indemnité ne suffira pas à les faire disparaître mais cela constitue pour le moins une manière de les pointer du doigt.

Et à Besançon ? Les élus sont-ils assidus aux séances du Conseil municipal ?
Alors que nous trouvons à peu près au milieu du gué : entre 2008 (dernières élections municipales) et 2014 (les prochaines), voici l’occasion de faire un petit bilan, à mi-mandat, de la présence de nos élus au Conseil municipal bisontin.

Quelques informations au préalable

  • le Conseil municipal + le maire = 55 élus (dont le mandat est de 6 ans) ;
  • depuis mars 2008, le Conseil s’est réuni à 31 reprises, soit une moyenne de 10 séances par an (la loi impose au minimum une séance par trimestre).
    Le prochain Conseil municipal doit se tenir ce jeudi 7 juillet ;
  • chacun peut assister aux séances dans un espace réservé au public.

Présences et absences en Conseil municipal

Les comptes sont arrêtés au dernier Conseil municipal qui s’est tenu le 16 juin dernier. Ils portent donc sur 31 séances depuis 2008.
Les chiffres proviennent des relevés de présence tirés des comptes-rendus que chacun peut consulter sur le site de la ville.

  • Carton plein pour 7 élus (+ le maire bien évidement) qui ont assisté à tous les conseils municipaux :
    Mme Marie-Noëlle Schoeller
    , M. Emmanuel Dumont, Mme Béatrice Ronzi, Mme Solange Joly, Mme Carine Michel, M. Jean-Pierre Govignaux et Mme Odile Faivre-Petitjean.
  • A l’opposé, le top 3 des moins présents est constitué de Mme Hayatte Akodad (15 conseils sur 31 soit moins de la moitié) puis M. Nicolas Guillemet (21 conseils sur 31) suivi de Mme Sylvie Jeannin (23 conseils sur 31).

Entre ces extrêmes, vous pouvez consulter les présences de nos élus par année dans le document ci-dessous (PDF)

Attention : deux conseillers ont « pris le train en marche » suite à la démission de deux autres élus. Il s’agit de Mme Zahira Yassir Couval (5 conseils sur 5) et de M. Jean-Marie Girerd (11 conseils sur 11). Il est donc normal que le total de leurs présences soit bas.

Présences des élus de Besançon en Conseil municipal depuis 2008 (PDF)

Synthèse

31 conseils : 7 élus
30 conseils : 12 élus
29 conseils : 13 élus
28 conseils : 5 élus
27 conseils : 4 élus
26 conseils : 3 élus
25 conseils : 5 élus
23 conseils : 1 élu
21 conseils : 1 élu
15 conseils : 1 élu

Il s’agit ici de relevés purement comptables. Certains élus ont sans doute été absents et excusés pour des raisons tout à fait justifiées dont je ne peux pas rendre compte ici.

L’absentéisme des conseillers municipaux : ce que dit le droit

Dans le cas du Conseil général de Paris, il a été possible d’inclure dans le règlement intérieur un système de sanction basé sur des retenues sur indemnités… mais en ce qui concerne le conseil municipal, les choses sont plus compliquées.

[quote] Les absences répétées d’un conseiller municipal aux séances du conseil ne peuvent en l’absence de disposition législative adéquate faire l’objet de sanction.[/quote]

C’est en ces mots que le ministre de l’Intérieur répondait au député Éric Raoult qui le questionnait en 2009.

Il rappelait que la loi du 2 mars 1982 a abrogé une ancienne disposition du Code des communes « qui permettait au préfet de déclarer démissionnaire tout membre du conseil municipal qui, sans motifs reconnus légitimes par le conseil, avait manqué à trois séances consécutives. »

Dès lors c’est le Tribunal administratif qui peut prononcer la démission de « tout membre d’un conseil municipal qui, sans excuse valable, a refusé de remplir une des fonctions qui lui sont dévolues par les lois. »
Mais depuis 1982, la jurisprudence n’est jamais allée dans le sens de cette possibilité.

Et l’éthique dans tout ça ?

Oh le gros mot que voilà ! Et pourtant… au-delà de l’aspect juridique, le problème se pose évidemment au niveau de l’éthique et de la conscience que se doit d’avoir un élu local vis à vis de sa fonction représentative.

Le conseil municipal représente les habitants de la commune. Ses attributions sont très larges depuis la loi de 1884 (dite « Loi municipale ») qui le charge de régler « par ses délibérations les affaires de la commune ».
Or pour délibérer et puis voter, il faut d’abord se réunir en assemblée.

Si la possibilité existe pour un élu excusé de confier un pouvoir écrit à un autre élu de son choix afin qu’il vote en son nom, cela ne peut être qu’exceptionnel car la fonction première du conseiller est de délibérer, de prendre part aux débats, de faire des propositions et donc… d’être présent aux séances du Conseil municipal.

Il reste donc la possibilité pour un Maire de rappeler à un élu trop absent les obligations qu’il tient de la confiance que les électeurs lui ont accordée en l’élisant. Nul besoin pour cela d’un cadre législatif. C’est du simple bon sens que chacun doit pouvoir entendre.

A l’heure où d’inquiétants taux d’abstention questionnent notre démocratie représentative, montrer l’exemple ne serait pas de trop.

Élus absents, électeurs abstentionnistes…

Sans y voir un lien simpliste de cause à effet, on peut tout de même y discerner quelques similitudes et une forme d’encouragement des premiers à l’égard des seconds.

Et puis n’oublions pas qu’il existe également la puissance de la carte d’électeur.
Il est possible de l’agiter en amont d’une élection qui approche afin de faire savoir qu’il serait malvenu de présenter à nouveau des élus sortants n’ayant pas pris la juste mesure des obligations qui étaient les leur. Notamment d’être assidus en conseil municipal.

Document

Besançon : la course de caisses à savon en 120 photos + 1 vidéo !

Ce dimanche 3 juillet dès 13h30 se tenait dans le quartier Battant la deuxième édition de la course de caisses à savon organisée conjointement par l’espace associatif et d’animation des Bains Douches. et par la FECOCAS (Fédération comtoise de caisses à savon).

Ce sont 19 bolides qui se sont alignés au départ d’un parcours d’un peu plus de 400 mètres reliant le Fort Griffon au bas de la rue de la Madeleine via la rue Richebourg.

Vu parmi les engins, une authentique caisse à savon en bois équipée d’un dispositif qui fait des bulles, deux engins en bois superbement ouvragé très rapides car collant littéralement à la route, une Ferrari spécialement conçue pour cette course… et puis il y a ces 5 véhicules construits par les élèves de la classe de 3DP6 du Lycée Professionnel Henri Fertet de GRAY. Pour eux, la course a été la concrétisation d’un projet qu’ils ont mené tout au long de l’année.

Certains pilotes sont vice-champions de France et jouent la montre, d’autres ne sont encore que des enfants et vivent là un moment incroyable. On trouve « l’écurie » des Bains Douches dont  le véhicule est inspiré par le futur tramway bisontin et celle de la rue Claude Pouillet dont le destrier montre les dents.

Pour la petite histoire, précisons que les courses de caisses à savon ont déjà connu leur heure de gloire au début des années 80 à Besançon. Il y en eu cinq éditions qui furent organisées par le Comité de Quartier indépendant de Battant.

Au départ, le Sénateur-Maire Robert Schwint et le Conseiller Général Michel Helvas. Photo : Christian Mourey (déposée sur la Photothèque de Besançon)

Voilà pour le passé. Pour l’avenir, prenons cet engagement : l’an prochain, il y aura une caisse à savon « sponsorisée » par le blog du Bison Teint ! Sur Twitter, on en parle déjà…

En vidéo

Vidéo par © GeryH

Et maintenant, les photos de la course de caisses à savon !

Sur le Web

  • Fabriquer une caisse à savon pour participer à la course : le réglement (PDF)

Photos et vidéo du 10e pique-nique géant de Besançon !

A Besançon nous avons une rue trèèèèèèèèès longue. Si looooooooongue qu’on l’a appelée : la « Grande rue« . Tout simplement.
Ce n’est pas très original mais ça a le mérite d’être clairement informatif. Les Bisontins sont des gens simples voyez-vous. Aux antipodes des Parisiens si compliqués qui n’ont rien trouvé de plus pertinent que de baptiser leur plus vieux pont « Pont Neuf »… pfff !

Bref, la Grande rue est longue et chaque année depuis 11 ans, les Bisontins en profitent et la transforment en aire géante de pique-nique. Même pas peur !

C’est en 2001, que l’idée du premier pique-nique géant a été lancée : des dizaines de tables mises bout à bout, des chaises, des bancs, un apéritif offert par la ville et les habitants qui sortent des chez eux – paniers et glacières à bout de bras – s’installent, déballent les réjouissances et s’offrent un pique-nique en commun avec des centaines d’autres habitants.
L’occasion souvent de faire connaissance et un chouette moment de convivialité accompagné en musique par des groupes musicaux de styles divers.

L’expérience s’est reproduite chaque année depuis 2001… sauf lors d’une année pluvieuse qui a eu la peau du pique-nique.

Pique-nique géant... la guest star que personne n'a vue (par Bes'Tio)

Cette année c’était donc la dixième édition et elle a attiré plus de 1 200 convives qui ont occupé 300 mètres de nappe à carreaux du Pont Battant jusqu’à la place du 8 Septembre. Au passage sachez que cette place s’appelle comme ça depuis l’après-guerre mais que tout le monde continue à la dénommer « place St Pierre ». Bah oui, au final les Bisontins savent se montrer aussi compliqués que les Parisiens.

Indiscrétion : Emmanuel Dumont, adjoint à la Communication et instigateur du premier pique-nique, confie à qui veut l’entendre son ambition de « passer le pont Battant » lorsque celui-ci sera reconstruit après 2012… Le pique-nique s’étirera alors jusqu’au quartier Battant. Record en vue !

Osons parler de tradition puisque le « pique-nique géant » semble bel et bien être entré dans le folklore local. En tout cas, belle manière pour les Bisontins du centre-ville de célébrer le début de l’été tous âges confondus !

Comment ? Vous n’y étiez pas ? Alors voici la séance de rattrapage !

Au menu, une vidéo réalisé par @GeryH alias Superman (si si… IL VOLE au-dessus des tables le point en avant, subjuguant les joyeux fêtards) et quelques photos maison pour vous donner une idée de l’ambiance d’un dimanche soir d’été à Besançon façon nappe rouge à carreaux…

Vidéo par © GeryH

L’avion solaire expérimental « Solar Impulse » doit survoler Besançon ce dimanche !

Invité d’honneur du Salon du Bourget, cet avion incroyable a quitté l’aéroport situé au nord de Paris ce matin à 07H11. Il devrait rejoindre Payerne, en Suisse, dans la soirée après avoir survolé Besançon.

Cet appareil expérimental dispose de batteries solaires qui ont été rechargées à 100% hier dans la journée.

Ses ailes sont recouvertes de 12.000 cellules photovoltaïques qui alimentent quatre moteurs électriques d’une puissance de 10 chevaux chacun.

L’avion a l’envergure d’un Airbus A340 (63,40 m) mais n’est pas plus lourd qu’une voiture moyenne (1 600 kg) !

Le site officiel précise que « Si tout se passe comme prévu, il franchira la frontière franco-suisse aux alentours de 15H00, au niveau de la Brévine, après avoir survolé Besançon » et « la météo est absolument parfaite » offrant des « conditions de rêve pour cet ultime vol de la série des vols européens de Solar Impulse ».

Il semble que le survol de Besançon devrait se dérouler entre 13h et 14h à une altitude d’environ 3500 mètres. L’avion viendra du nord-ouest. Les points de vue surélevés constitueront des endroits stratégiques pour observer et photographier le vol (Montfaucon, Chapelle-des-Buis…).

Voici le tracé (en vert) prévu du passage de l’appareil au-dessus de notre ville :

Si je parviens à photographier l’appareil je posterai les photos ci-dessous. N’hésitez pas également à m’en faire parvenir si vous réussissez quelques clichés ou vidéos.

Il est possible de suivre le vol en direct sur une carte sur cette page : http://www.solarimpulse.com/europeanFlights/google.php?id=23

Toutes les informations en temps réel sur le vol sont sur la page officielle du projet : http://www.solarimpulse.com/

Mise à jour dimanche 3 juillet à 17H30

Aucune photo ! Grrr !  J’ai poireauté une heure en plein soleil à Montfaucon. L’avion m’est passé au-dessus de la tête et je n’ai rien vu !


Par contre, bonne surprise sur Twitter : le pilote, André Borschberg, a pris une photo de Besançon lors du survol. On y voit la boucle et en premier plan un moteur de l’appareil.

@Andreborschberg

Sur le Web