Archives par étiquette : quai Veil Picard

Les cadenas du pont Battant

On dirait que la mode prend. Elle a d’abord fait fureur à Paris – sur le pont des Arts – avant de se diffuser dans d’autres villes d’Europe mais aussi du monde entier.
Le nouveau pont Battant est ouvert depuis à peine plus d’une semaine et déjà, on compte plus d’une cinquantaine de cadenas de toutes sortes sur le grillage des rambardes.
Ce grillage plutôt léger supportera-t-il la charge ? À suivre…

A lire aussi sur le blog de Battant : Le pont Battant et les cadenas d’amour, oui mais…

 

« On replantera des arbres de 6 mètres de haut »

Depuis hier, on replante des arbres sur le quai Veil Picard. Des tilleuls euchlora comme sur le quai de Strasbourg. Ces nouveaux spécimens ont été cultivés au Pays-Bas.
L’aspect des bestiaux est pour le moins surprenant : taillés « en rideau » pour ne pas gêner Monsieur Tram et ses câbles aériens, on les croirait en deux dimensions. À l’heure de la 3D omniprésente, c’est ballot.

antennes2

antennes

On attend impatiemment le printemps prochain, les brindilles naissantes et les nouvelles feuilles qui donneront un peu de tenue à tout. Pour l’instant on se croirait presque revenu au bon vieux temps du télégraphe :

telegraphe

Mais au-delà de l’aspect de ce qu’il va bien falloir s’habituer à nommer « des arbres », c’est la hauteur de ses nouveaux tilleuls qui a le goût amer d’une promesse non tenue :

Les six mètres promis ont visiblement été victimes d’une cruelle récession économique botanique. Ces premiers tilleuls replantés entre Canot et l’encorbellement mesurent à tout casser 4 mètres et en étant large.

mesures

Il faut dire que depuis quelques temps, on nous avait préparés à cette révision à la baisse. Tout d’abord dans une interview du responsable du projet tramway que l’Est Républicain publiait le 8 octobre dernier :

« Nous allons planter des tilleuls d’une taille respecta­ble », explique Pascal Gude­fin, le patron du projet. Hauts de 4 à 5m, les arbres ont déjà une dizaine d’an­nées. Cultivés aux Pays­Bas, ils ont été régulièrement dé­placés, pour les habituer à leur transplantation défini­tive. »

Et puis dans le BVV de ce mois de novembre :

BVV

Mouais, le 4 à 5 mètres c’était pour faire généreux. On est dans la fourchette basse. Peut-être même en-dessous.

Mais voilà : une taille « respectable » pour Pascal Gudefin. Une taille « conséquente » pour le BVV. Et comme dans les Jardins du Luxemboug À PARIS sacrebleu ! Si avec ça on ne vous convainc pas qu’ils sont vachement grands ces arbres !
Heureusement ils grandiront. En tout cas, on l’espère.

C’est le moment de relire cet ancien billet qui a désormais un peu plus de trois ans : Arbres, arbustes, bonsaïs… que verrons-nous verdir sur le Quai Veil Picard ? 

Terminons sur une note positive parce que zut quoi ! De nouveaux arbres ont été replantés place de la Révolution et ils dépassent largement les 6 mètres de haut :

revolution-arbres

 

Les premières photos aériennes du quai Veil Picard sans ses arbres

Depuis janvier, il n’y a plus de platanes sur le quai Veil Picard. Ce dernier est en chantier. Actuellement troué, pelleté, foré… Il sera ensuite relifté et on lui rajoutera même un joli balconnet et de nouveaux implants arborés, des tilleuls.

N’empêche que le quai nu, ça fait sacrément bizarre. Heureusement, pour se souvenir, il reste les innombrables photos touristiques et autres cartes postales de Besançon. La plupart conservent le souvenir du ruban vert qui recouvrait le quai chaque année, dès le mois d’avril.

Sur les photos aériennes c’est flagrant.

(via Bing Maps)

Et grâce à Google Street View, les plus nostalgiques peuvent encore se balader auprès de leurs regrettés platanes. Quand on vous dit que technologie et nostalgie sont compatibles…

Mais revenons à la réalité du moment. Mon ami Blogbesançon (c’est son pseudo sur Twitter) a effectué aujourd’hui un vol au-dessus de Besançon. Il l’a mis à profit pour prendre quelques photos de la ville.

Voici donc pour la première fois deux clichés du quai Veil Picard… chauve.

Les images sont zoomables mais vous pouvez également y accéder grâce aux liens. Merci à Blogbesançon pour ces photos !

Accéder à l’image


Accéder à l’image

Le futur tramway du Grand Besançon arrive enfin à la station Web

Enfin, il existe.
« Il » c’est le portail Internet du futur tramway du Grand Besançon qui est tout juste accessible depuis ce jeudi 7 octobre 2010 à l’adresse suivante :

http://www.letram-grandbesancon.fr

Dommage que cette initiative voit le jour trois mois après que la décision définitive ait été prise. Certains dont je suis auraient aimé qu’un site comme celui-ci ait existé en amont de la décision finale. Cet espace aurait permis d’associer les Bisontins et Grands Bisontins à un projet encore en cours d’élaboration en leur faisant partager les avancées, en les informant directement sur les difficultés rencontrées et les choix effectués. Mais aussi en éveillant leur curiosité vis à vis de ce mode de déplacement, en suscitant l’envie vis à vis de ce projet ambitieux.

Ce nouveau portail servira certainement en partie à cela mais voilà, le projet a déjà été voté. La vocation de cet espace ne sera donc pas d’associer les gens à une décision à prendre pour l’avenir de leur ville mais plutôt de les convaincre du bien fondé d’un choix déjà fait et validé par les élus de la Communauté d’agglomération.

Alors certes, il y a eu en amont des réunions publiques, des articles dans le BVV et des dossiers très bien ficelés mais rien sur le Net alors que tellement de choses s’y passent aujourd’hui.

Pour preuve, le tout et le n’importe quoi qui s’est propagé sur Facebook. L’affaire des platanes du Quai Veil-Picard est devenue affaire d’État et parfait catalyseur du rejet de certains vis à vis de ce projet de tram… rejet souvent primaire et et sans discernement que l’on pourrait résumer ainsi :

arbres = nature = vie = bonheur CONTRE tramway = machine = mort = malheur

Il n’y a qu’à lire certains commentaires sur le groupe Facebook « non à l’abattage des 87 platanes du quai Veil Picard à Besançon » (plus de 4000 membres tout de même !) :

Non et Non à l’abattage de ces arbres…. je les ai toujours connus…..La nature disparait pour faire place au béton, goudron et profits de certains…..et tout ce fric gaspillé pour couper et ensuite…..nos jolis quais dénaturés, moches…. Attention la nature se venge toujours, on a vu ces catastrophes dernièrement…..

.

NON AU TRAM OUI A LA VERDURE ET LA BEAUTE

Durant les longs mois d’élaboration de ce projet, les détracteurs de tout poil ont donc eu le champ libre sur Internet. Sur Facebook, on a assisté à une « drôle de guerre » : les contre d’un côté et les pour de l’autre. Chacun s’auto-congratulant à coup de « j’aime » complices et évitant surtout le débat de fond avec le groupe adverse.

Sur le Web, on a laissé dire beaucoup de choses sur le tramway sans jamais contrer de manière argumentée et sans communication efficace prompte à rééquilibrer la balance.
Les commentaires sous les billets, notamment sur Macommune.info s’en sont donnés à cœur joie. Et le malheureux qui osait afficher son soutien au tramway était immédiatement soupçonné d’être à la solde de la majorité en place à Besançon ; voir pire : d’être employé par le lobby des fabricants de tramways !

Malheureusement, dans l’opinion bisontine, les dégâts de ce manque de communication en amont sont bien présents. Il suffit de lancer la discussion sur le tramway pour que jaillissent des réactions viscérales.

Laisser la dimension Internet de côté durant la phase d’élaboration d’un tel projet c’est aussi en déposséder ceux qui sont présents au quotidien sur le Net et notamment sur les réseaux sociaux ; et ils sont de plus en plus nombreux et de tous âges.

On a laissé de côté l’incontestable pouvoir de mobilisation que peuvent générer aujourd’hui des réseaux comme Facebook. C’est dommage, car cette capacité aurait également pu profiter au tramway.

Voici donc un beau portail visuellement agréable et qui semble parfaitement conçu pour communiquer sur les bienfaits annoncés du tramway. Une volonté de communiquer qui ne s’aventure toutefois pas (encore ?) sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook). Par peur d’une communication moins maîtrisée ?